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FAQ – Réservations

Réservations eMEDICS.space

Comment faire une réservation ?

Réserver en quelques clics votre femme de ménage est très simple :

  1. Entrez votre code postal ou recherchez en utilisant la map google
  2. Donnez-nous quelques détails sur votre réservation et indiquez la date et l’heure à laquelle vous aimeriez que votre employé de ménage vienne. Les créneaux disponibles apparaissent en temps réel.
  3. Payez en ligne de manière sécurisée.

Une confirmation vous sera envoyée et votre appartement sera nettoyé conformément à vos indications.

Pour commencer votre réservation, cliquez ici.


Combien d’heures dois-je réserver ?

Vous choisissez le nombre d’heures de votre choix.


Comment choisir la date et l’heure ?

Réserver vos heures de ménage dans le créneau que vous désirez.


Comment modifier ma réservation ?

Vous pouvez effectuer des changements sur toutes vos réservations en allant sur votre compte ou demander la modification à votre aide à domicile.


Que se passe-t-il après que j’ai effectué une réservation ?

Après avoir reçu une confirmation par email de notre part, l’employé de service (ménage, soins…) se présente à votre domicile pour effectuer le travail.


Comment changer la date d’une réservation ?

Vous pouvez effectuer des changements sur toutes vos réservations en allant sur votre compte ou contacter votre employé de services à domicile.


Comment puis-je annuler une réservation ?

Vous pouvez annuler une réservation  jusqu’à 48 heures avant l’exécution d’un menage.


Comment puis-je demander une femme de ménage déjà réservée auparavant ?

Il suffit de réserver des heures de ménage sur le profilte de cet employé de ménage.


Puis-je changer le nombre d’heures que j’ai réservé ?

Oui, vous pouvez. Mais si vous supprimez des heures, votre employé de ménage ne pourra peut-être pas finir complètement son travail. Si vous en rajoutez, votre employé de ménage ne sera peut-être plus disponible, auquel cas une nouvelle réservation doit avoir lieu pour répondre à vos besoins.


Puis-je changer l’adresse du lieu où va se dérouler le ménage ?

Une fois qu’une réservation est confirmée pour une adresse, il n’est plus possible de changer d’adresse car alors votre employé de maison risque de ne plus être le même. Si vous changez d’adresse suite à un déménagement, veuillez nous contacter et l’on trouvera une solution pour vous.


Puis-je réserver à la dernière minute ?

Oui si l’employé de ménage est disponible et accepte votre offre.


Que se passe-t-il si je ne suis pas satisfait par un nettoyage?

Vous pouvez ajouter un commentaire sur le profile de l’employé de ménage et partager toute satisfaction ou insatisfaction sur le service donné. Nous vous conseillons de regarder les commentaires avant de choisir le bon employé de ménage.


 

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performance des systèmes informatiques

YFORM.org, notre plateforme de services à domicile est prête!

eMEDICS.org vient de compléter sa plateforme de marketplace dans le domaine de la santé et invite le corps médical comme les évaluatrices RAI ou les infirmières spécialisées à s’inscrire sur www.YFORM.org afin d’offrir leurs services à domicile.

A noter que plusieurs organismes sont prêts à utiliser cette plateforme si le nombre de ressources enregistrees, est suffisant.

Les aides ménage peuvent aussi s’inscrire pour les services de ménage et de repas. L’inscription est totalement gratuite. Les prestataires de service peuvent indiquer leur disponibilité et leur taux horaire afin de recevoir les bonnes demandes.

Le réseau social d’eMEDICS.org, eHSN (eMEDICS Health Social Network) est en cours de finalisation. La plateforme YFORM devrait donc pouvoir s’intégrer avec eHSN mais aussi avec coreERP, logiciel utilisé par les organisations médicales, afin de rapprocher ces organisations avec le corps médical et les patients.

 

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Le dossier électronique du patient sur les rails en Suisse romande

ribourg et le Jura doivent décider prochainement de rejoindre la plateforme romande visant à mettre en place le dossier électronique du patient. C’est un pas important vers la réalisation des objectifs de la loi fédérale.

Le Grand Conseil fribourgeois se prononcera dans dix jours sur un crédit de 4,5 millions de francs, alors que le gouvernement jurassien vient de transmettre son message au Parlement cantonal afin de rejoindre à son tour l’Association romande du dossier électronique du patient (Cara).

Née le printemps dernier sous l’impulsion des cantons de Genève, Vaud et du Valais, cette dernière est chargée de concrétiser la collaboration intercantonale romande dans le domaine de la cybersanté. Son objectif est de poursuivre et d’étendre la mise en place du dossier électronique du patient. A terme, et par un meilleur partage de l’information, elle doit permettre d’améliorer la qualité de la prise en charge médicale, la sécurité des patients et l’efficacité du système de santé.

Les médecins appelés à jouer le jeu

Pour Nicolas Pétremand, chef du Service de la santé publique jurassien, on peut véritablement parler de révolution dans ce domaine. “La Suisse romande crée une communauté de référence”, explique-t-il. “Environ 2 millions d’habitants pourront potentiellement rejoindre ce réseau. Et c’est essentiel que les cantons jouent un rôle dans la mise en place d’un système de partage d’informations sécurisé pour que les patients soient servis au mieux, indépendamment de leur lieu de résidence ou du lieu de survenance d’un accident ou d’une maladie.”

Chaque canton conservera son autonomie, mais la collaboration va permettre de partager les expériences déjà menées dans ce domaine et de réaliser des économies d’échelle sur les coûts liés à la plateforme et à sa certification.

Reste encore à y intégrer un maximum d’acteurs de la santé. “C’est vraiment essentiel que les médecins, les hôpitaux, les EMS et les soins à domicile soient intégrés dans toutes ces réflexions”, souligne Nicolas Pétremand. C’est le cas déjà dans le canton du Jura, et bientôt au niveau romand. La loi fédérale n’oblige pas les médecins à y participer, “mais on pense qu’il est absolument essentiel que ceux-ci – à titre privé – participent et adhèrent à cette façon de partager l’information pour le bien du patient”, relève encore le chef de service jurassien.

Neuchâtel fait bande à part

Grand absent pour l’heure, le canton de Neuchâtel a choisi de créer sa propre communauté de référence. Pour ce faire, un crédit de 3 millions de francs a été adopté par le Grand Conseil en septembre 2017, indique la Chancellerie cantonale. Cette démarche ne ferme pas la porte à une éventuelle adhésion à la communauté romande Cara dans un deuxième temps.

Gaël Klein/oang

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Plusieurs centaines de Genevois attendent une place dans un établissement médico-social.

Par Alexandre Haederli et Catherine Boss, Tribune de Genève

 

Plusieurs centaines de Genevois attendent une place dans un établissement médico-social.

Une analyse des statistiques des établissements médicaux sociaux révèle que Genève détient le record de Suisse du taux d’occupation. Les données de 2016, les plus récentes, indiquent que l’occupation moyenne des EMS du canton a dépassé les 100%. Un chiffre qui peut s’expliquer par l’ajout de lits temporaires. Tous les cantons romands affichent un taux extrêmement élevé, entre 98% et 100%, largement au-dessus de la moyenne suisse de 94%.

Si la saturation des EMS genevois n’est pas nouvelle, elle n’en est pas moins préoccupante. L’une des conséquences: actuellement 180 personnes séjournent aux Hôpitaux universitaires (HUG) en attendant leur transfert en EMS. Des personnes trop faibles pour être renvoyées chez elles, mais qui n’auraient pas besoin d’être à l’hôpital. Une cinquantaine d’entre elles occupent des lits dévolus aux personnes nécessitant des soins aigus. Les autres ont été placées dans des sortes d’EMS temporaires, créés au sein des HUG. À titre de comparaison, dans le canton de Vaud, le CHUV n’héberge «que» 21 personnes en attente d’un transfert en EMS.

Le Canton se montre serein

De nombreux autres Genevois attendent chez eux une place en EMS. Il n’existe pas de liste d’attente centralisée, mais la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (FEGEMS) estime qu’ils seraient environ 200. «Le problème, c’est que si ces personnes attendent trop longtemps, leur entrée en EMS ne se fera pas dans des bonnes conditions», explique la secrétaire générale Anne-Laure Repond.

La situation ne semble pas préoccuper le Département de la santé (DEAS), qui met en avant une récente création de lits, pas encore prise en compte dans les statistiques fédérales. «Avec 106 nouveaux lits en 2016 et 132 en 2017, l’accroissement du nombre de lits correspond actuellement au besoin de la population âgée», chiffre Laurent Paoliello, secrétaire général adjoint. Une évolution bienvenue, mais insuffisante pour la FEGEMS. «À chaque ouverture d’établissement, la situation se détend pendant deux ou trois mois, mais cela ne dure pas», observe Anne-Laure Repond. Et surtout, aujourd’hui, il n’y a pas ou peu de nouveaux projets – alors qu’il faut facilement compter une dizaine d’années pour les réaliser.

Impact des soins à domicile

«La densification urbaine et le coût foncier élevé du canton de Genève freinent les projets d’investissements immobiliers. En particulier dans le secteur des EMS qui sont des institutions sans but lucratif et pour lesquelles existent des contraintes architecturales», souligne le DEAS. Le besoin en lits sera réévalué lors de la rédaction de la planification sanitaire 2020-2023. Un exercice particulièrement complexe puisque ce développement doit aussi tenir compte du désir d’un nombre important de personnes de pouvoir vieillir à domicile et intégrer le développement des structures dites «intermédiaires», comme les immeubles avec encadrement.

En matière de soins à domicile ainsi que de structures intermédiaires justement, Genève, et plus généralement la Suisse romande, fait figure de pionnière. «D’un côté, c’est un exemple, souligne Andreas Christen, économiste à Credit Suisse et auteur d’une étude sur le secteur des EMS. D’un autre côté, il y a des voix plus critiques qui estiment qu’une occupation trop élevée peut empêcher une concurrence entre établissements du point de vue de la qualité de la prise en charge. Pour les personnes âgées, c’est évidemment mieux d’avoir une certaine liberté de choix.»

La situation genevoise contraste avec celle régnant en Suisse alémanique, où plusieurs cantons ont vu leur taux d’occupation baisser ces dernières années. Selon les experts, c’est encore à Genève que l’offre devrait croître le plus fortement au niveau suisse ces prochaines années. «Avec près de 4000 lits supplémentaires, nous estimons que la région économique de Genève enregistrera la plus grande extension de l’offre d’ici à 2040», écrit Credit Suisse.

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Communiquer par courrier électronique avec son médecin?

Par Dr. Jean Gabriel JEANNOT
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Mon expérience

Je communique quotidiennement avec mes patients par courrier électronique, je ne pourrais simplement plus m’en passer. Mes patients l’utilisent pour me poser des questions ou pour me donner des nouvelles. J’utilise l’e-mail pour leur transmettre les résultats de leur prise de sang ou le rapport d’un spécialiste consulté.

Pour moi, le courrier électronique est un bon complément à la consultation et au téléphone. Si l’échange par téléphone à l’avantage de permettre une interaction directe, le mail a celui  de pouvoir être envoyé et lu  à n’importe quel moment. J’ai le sentiment que cela permet à mes patients de me poser des questions pour lesquelles ils ne me dérangeraient pas par téléphone.  Je suis aussi convaincu qu’un patient comprendra mieux les informations médicales que je lui envoie par mail s’il peut les lire et les relire plutôt que si je les lui transmets uniquement oralement par téléphone (analyses sanguines, rapport de radiographie, rapport de spécialiste, etc.).

Pour que l’utilisation du courrier électronique à des fins médicales soit sans danger, plusieurs règles doivent être respectées. C’est pour cette raison qu’au bas de chacun des mails que j’envoie figure un lien vers des règles d’utilisation du courrier électronique , règles inspirées de recommandations officielles.

 

L’utilisation du courrier électronique en Europe

Il n’existe à ma connaissance pas de chiffres sur l’utilisation du courrier électronique entre médecins et patients en Suisse. Au niveau européen, une étude basée sur des chiffres de 2011 montre que la situation varie fortement d’un pays à l’autre, de 50.7 % d’utilisation au Danemark à 18.7 % en France. Les auteurs concluent en disant que la faible utilisation du courrier électronique dans certains pays ne reflète souvent pas un manque d’intérêt mais la présence de barrières, techniques ou légales. La situation semble évoluer avec le temps puisqu’un sondage effectué en France en 2015 auprès de 1042 médecins montre un taux d’utilisation de 72 %, très éloigné du 18.7 % de l’étude européenne. Il faut cependant souligner que pour la majorité de ces médecins, l’échange de courrier avec leurs patients n’est pas encore une pratique quotidienne, 11 % déclarant l’utiliser souvent, 61 % parfois.

 

Une pratique utile ?

Une étude publiée en 2015 portant sur 1041 patients souffrant d’affections chroniques en Caroline du Nord apporte des chiffres intéressants : 32 % des patients déclarent que l’utilisation du courrier électronique améliore leur santé, 67 % répondent que cela n’est ni positif, ni négatif, seul 1 % affirme que l’utilisation du courrier électronique a un impact négatif. 46% des personnes interrogées ont déclaré utiliser le courrier électronique comme premier moyen de pour contacter leur médecin. Parmi ceux qui échangent par mail avec leur médecin, 36 % affirment que cela réduit pour eux le nombre de visites au cabinet.

La source d’informations la plus intéressante sur les avantages et dangers de l’utilisation du courrier électronique entre soignant et soigné est certainement l’article Should patients be able to email their general practitioner? publié en 2015 dans le British Medical Journal. Un médecin en faveur de l’utilisation du courrier électronique  et un autre contre cette pratique  s’opposent, chacun citant les études qui appuient sa position.

Pour ce qui est des arguments positifs, on y apprend que « les études effectuées  n’ont pas montré que l’utilisation du courrier était dangereuse, même si des études de qualité manquent encore ». Un autre point me paraît essentiel, les études qui se sont intéressées à l’avis des patients montrent que la satisfaction des patients qui échangent avec leur médecin par mail est généralement élevée, un élément important.

Il est surprenant de découvrir que personne ne mentionne le fait que l’email peut être envoyé à plusieurs destinataires simultanément, une option très utile pour une médecine qui fonctionne toujours plus en réseau.

Pour ce qui est des arguments contre l’utilisation de l’e-mail, on retiendra le fait qu’aucune étude n’a montré que son utilisation avait un impact sur la santé des patients. Mais aussi le fait que le téléphone, qui permet un échange immédiat, lui serait supérieur. Des arguments, pour être honnête, qui ne m’impressionnent pas beaucoup.

Un argument négatif doit par contre être pris au sérieux, le risque pour le médecin d’être noyé sous les e-mails, au risque de surcharger des journées déjà bien remplies.

 

« Certains matins, j’avais jusqu’à 50 mails à traiter… »

Une jeune généraliste française épuisée a récemment dû prendre des mesures radicales  pour survivre, elle a notamment décidé de fermer sa messagerie électronique :

 « Certains matins, j’avais jusqu’à 50 mails à traiter, des patients qui m’envoyaient une photo de leur panaris et qui me demandaient une ordonnance à récupérer le midi… C’était devenu impossible ».

Cet exemple, même s’il dénonce une situation qui va bien au-delà de la problématique du courrier électronique, rappelle aux patients qui souhaitent communiquer par mail avec leur médecin que cela implique le respect de certaines règles et aux médecins qui se lancent dans l’aventure que cela prend du temps.

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Bonne année 2018!!!

Voici une nouvelle chance pour un départ dynamique! Heureuse année 2018 de la part du personnel d’eMEDICS.org!

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eMEDICS.org a le plaisir d’annoncer plusieurs améliorations de son logiciel CoreERP.

CoreERP, la solution logicielle d’eMEDICS.org (un site de YFORM Limited) a été adaptée avec succès. au système médical suisse. Nous invitons les organisations de soins à domicile suisses à nous contacter afin de découvrir cette solution à la fine pointe de la technologie et qui répond à leurs besoins métiers les plus avancés.

Depuis plus d’un an, eMEDICS.org, spécialiste en applications mobile et web qui œuvre dans le domaine de la santé, bénéficie de sa légitimité technique, de sa culture médicale, et partage les valeurs de service avec ses clients. En joignant nos forces, notre ambition est d’apporter au quotidien des produits de qualité, à la hauteur des exigences pointues du secteur de la santé tant en terme de spécifications métier que de réalisation technologique.

Après avoir reçu de nombreuses recommandations et conseils de médecins du canton de GE et de VD, ainsi que de plusieurs organisations de soins à domicile suisses dont SwissAgisan et MyPrivateCare, nous avons incorporé plusieurs changements à notre solution dans le but d’offrir une solution plus complète et clé en main pour toutes ces associations.

Les formulaires comme le dossier patient, les demandes médicales, les évaluations RAI et ménage, le formulaire de sortie sont déjà supportés par CoreERP mais nous sommes allés bien plus loin…

A) Quelles sont les nouveautés?

A.1. Solutions Cloud diversifiées

CoreERP est indépendant de l’infrastructure IT en place. Nous avons testé notre solution sur plusieurs infrastructures dont locales (“On-premise”) et Cloud comme DigitalOcean, AWS, Azure, InfoManiak et Exoscale. Le déploiement reste simple et générique. Nous discutons actuellement avec SwissCom d’une possible offre CoreERP qui ferait partie de leur portfolio SaaS (Solution As A Service). Il existe aussi plusieurs synergies possibles entre Evita, la solution SwissCom et CoreERP pour la mise en place prochaine d’un “Health Care Network” (partage de données entre patients et médecins, collecte d’information en mobilité, workflows, monitoring et analyse des données collectées).

A.2. Automatisation plus avancée des processus

Les processus d’affaire dans le domaine de la santé sont complexes. Les automatiser permet une meilleur gestion d’entreprise, un gain de temps substantiel pour le corps soignant et administratif et une réduction drastique des coûts. CoreERP propose une solution automatisée de premier plan qui n’existe pas actuellement sur le marché. Voici certaines de ces améliorations:

A.2.1. l’implémentation d’une table de résumé du dossier patient pour la version web et mobile. Celle-ci ne contient que les champs les plus importants, l’historique des paramètres vitaux tels que le poids, la fréquence respiratoire, la température corporelle, la pression artérielle, le pouls; les alarmes RAI, les échelles de performance, les observations et les tâches en cours pour ce patient. Cette table est très utile pour les aides soignant(e)s ou infirmier(e)s qui œuvrent sur le terrain et ont besoin d’un accès rapide aux données importantes.

A.2.2. la gestion automatisée des formulaires:

◦ Quand une demande médicale est complétée, les évaluations RAI et ménage sont maintenant générées de manière automatique et tombent dans une pelle de travail pour le personnel soignant et administratif. Il n’est plus nécessaire de les créer à la main. Seule l’assignation de ces tâches est manuelle.

◦ Pour les évaluations RAI, l’instance active est synchronisée de manière automatique entre l’application mobile et le “back-end”. Quand l’intervenant terrain complète l’évaluation, CoreERP génère alors et de manière automatique, un plan d’intervention, les alarmes RAI ainsi que les échelles de performance (AVQ, IAVQ, CPS et DRS). Ce plan d’intervention automatisé devient très précieux, parce que le corps médical n’a plus besoin de vérifier les réponses de l’évaluation RAI et peut directement affiner le plan d’intervention. Cela implique un gain de temps important (et donc d’argent) et une réduction drastique des erreurs possibles. A noter que les indicateurs fournis par la Confédération montrent clairement un lien entre la qualité des soins, leurs coûts et une évaluation RAI de qualité. CoreEPR optimise ainsi le processus d’évaluation RAI, ce premier contact avec le patient qui contribue à améliorer son suivi et mieux contrôler les coûts de sa prise en charge.

◦ Le renouvellement des évaluations RAI et la gestion des OPAS sont aussi automatisés.

◦ Lors de la création de la demande médicale, le formulaire de sortie lui étant associé est aussi créé, afin de permettre une traçabilité “end-to-end” du patient depuis sa prise en charge jusqu’à sa sortie.

◦ Quand le formulaire de sortie est complété, sa demande médicale associée est archivée ainsi que tous les formulaires patient (évaluations, dossier patient…). Si un conflit se produit, CoreERP identifie les problèmes et les remonte automatiquement à l’administrateur afin de prendre une action corrective. Le DMST (canton de VD) est aussi dans ce cas généré de manière automatique.

A.3. Génération automatique des documents de travail et GED (Gestion Électronique des Documents)

◦ Les documents de travail peuvent être générés de manière automatique faisant gagner un temps précieux aux administrateurs et éviter les erreurs de saisie, comme par exemple le DMST V2.1 (Document médico-social de transmission). Ce document cantonal standardisé est utilisé par tous les acteurs du système de santé lors du transfert d’un patient d’un prestataire de soins à un autre. Il contient les informations utiles et nécessaires pour assurer la continuité dans la prise en charge d’un patient. Ce sont notamment des informations administratives, une listes de contacts (intervenants, famille et proches), le niveau d’autonomie, le bilan de santé et des informations pour le jour du transfert. Le DMST a été élaboré dans les cadres du programme cantonal des réseaux de soins, des programmes d’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients de chaque partenaire ainsi que du développement du eHealth (cyber-santé). CoreERP génère ce document de manière totalement automatique et gère son statut (état de transfert entre les organisations médicales).

◦ CoreERP a son propre système de GED qui peut aussi s’intégrer à différents systèmes existants comme SAP, Documentum et SharePoint (Office365 et On-Premise).

A.4. Amélioration de l’ergonomie et des fonctionnalités d’analyse

◦ Une facilité de naviguer dans l’application mobile avec des filtres de recherche, une pagination dynamique, un login simplifié avec rappel du nom d’utilisateur et mot de passe, un accès direct à tous les formulaires actifs et complétés (“Draft” et “Sent”) sans devoir sélectionner la fiche patient.

◦ La solution Offline a été améliorée. Le collaborateur terrain n’a plus besoin d’intervenir pour synchroniser les données et la synchronisation se fait de manière transparente et automatique (qu’il existe une connexion internet ou non). A noter que si la connexion internet est disponible, le collaborateur a la possibilité de lancer une synchronisation à la main, pour rafraîchir les données en temps réel si nécessaire mais cela reste optionnel.


◦ Code Couleur: Pour l’évaluation RAI par exemple, un code couleur a été ajouté pour identifier l’état d’avancement de chaque section.

Cela est très pratique si l’évaluation se fait en plusieurs étapes. L’intervenant terrain connaît alors l’état de chacune des sections et améliore sa productivité. Les codes couleur sont les suivants: 1) Rouge pour indiquer que la section n’a pas été commencée; 2) Bleu pour indiquer que la section a été commencée; 3) Vert pour indiquer que la section a été complétée.

◦ Plusieurs KPIs (Key Performance Indicators) sont maintenant disponibles dans la solution clé en main comme l’évolution des patients, les statistiques liées à l’avancement des différentes tâches comme le nombre d’évaluation RAI à traiter, le nombre de mandats de facturation à traiter, des indicateurs sur les prestations LAMAL/NON-LAMAL…

B. D’autres fonctionnalités seront aussi disponibles dès avril 2018:

B.1. Multilingue

Le module multilingue sera disponible en français, italien, allemand et anglais.

B.2. Plan d’intervention automatisé

◦ Aujourd’hui, même s’il n’existe pas de spécifications ou de recommandations QSYS et InterRAI pour automatiser la complétude du plan d’intervention et des OPAS, après plusieurs avis de médecins, nous sommes arrivés à la conclusion que nous pouvions pousser le degré d’automation, toujours dans le but d’optimiser les processus d’affaire et faciliter le travail des organisations médicales. Nous devrions avoir une solution pour une gestion améliorée des plans d’intervention dans ce sens d’ici Q2 2018. Notre algorithme itératif permettra de lier les alarmes générées RAI avec les prestations selon définitions art.7 al.2 OPAS et les prestations du catalogue (RAI HC, ASSASD). Un plan d’intervention à l’état “draft” est alors généré de manière automatique, avec les prestations recommandées à effectuer (actes, fréquence…). Le personnel médical peut alors adapté le plan d’intervention (ajout, modification ou suppression de prestations) et le valider. CoreERP traque les changements apportés et proposera un nouveau plan d’intervention plus adapté aux prochaines itérations ou pour d’autres patients.

Après validation du plan d’intervention, l’OPAS avec les prestations selon définitions art.7 al.2 est aussi généré de manière automatique et ne nécessitera plus d’intervention manuelle. Cette amélioration est significative car CoreERP assistera le corps médical à mettre en place un plan d’intervention plus précis et en un temps plus court. Même si la machine ne remplacera jamais l’humain et l’expertise médical, cette assistance contribue à améliorer l’analyse et la validation du plan d’intervention, étape importante pour la bonne prise en charge du patient et de son suivi.

B.3. L’approbation automatique des OPAS

◦ Le suivi des OPAS ainsi que leur renouvellement entre l’organisation médicale, le médecin traitant et les assurances existe déjà. Il est automatisé aujourd’hui pour la plupart des logiciels médicaux mais CoreERP va plus loin…. L’envoi de l’OPAS et son approbation qui suivent encore un processus manuel, vont être totalement automatisés. CoreERP permettra une approbation automatique entre l’organisation médicale, le médecin traitant et l’assurance avec l’utilisation de la signature électronique certifiée et d’une pelle de notifications intégrée, sans devoir imprimer l’OPAS et l’envoyer par courrier postal. Les avantages sont conséquents entre le gain de productivité, un meilleur travail collaboratif entre les différents intervenants et une traçabilité du processus d’approbation.

B.4. La mise en place des relevés d’activités automatisés

◦ CoreERP gère aujourd’hui un relevé d’activité manuel pour les collaborateurs. Il pourra dans l’avenir générer un relevé d’activité automatique basé sur les prestations validées dans le plan d’intervention puis générer des mandats de facturation automatisés.

B.5. L’amélioration logicielle

◦ CoreERP est aujourd’hui implémenté avec les technologies open source les plus avancées comme NodeJS, Bootstrap, Angular2, IONIC1 et CouchDB. Le moteur ultra rapide Google V8 permet aussi de séparer les actions concurrentes logicielles de la gestion du mode déconnecté (offline) éliminant toute latence et améliorant ainsi l’expérience utilisateur. Les collaborateurs terrain peuvent se concentrer sur leurs activités métier et ne pas se préoccuper de l’interface mobile. Nous prévoyons migrer l’application mobile de CoreERP à IONIC2 dans les prochains mois afin d’améliorer encore plus cette expérience utilisateur.

B.6. La mise en place d’un planning automatisé

◦ Avec les outils avancés de géolocalisation, il nous sera possible de créer des visites et leur assigner un ordre bien précis afin d’optimiser les trajets (et donc réduire le coût et la durée des trajets des intervenants terrain).

B.7. eMEDICS.org Health Care Network (EHC Network)

◦ CoreERP est une plateforme qui sera ouverte à tous les médecins, cliniques, pharmacies, organisations de soins à domicile, hôpitaux, assurances (avec la préservation des données médicales des patients), et patients eux-mêmes, facilitant ainsi l’échange continue d’information médicale et la pose d’un meilleur diagnostic. Un catalogue de formulaires sera à disposition des organisations médicales qui pourront ainsi les partager avec leurs patients et suivre divers paramètres médicaux dans le temps pour poser un meilleur diagnostic.

Si vous désirez plus d’information, vous pouvez nous contacter à l’adresse mail admin@emedics.org ou nous appeler au +41 75 416 4140.

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Guidelines médicales – comment mieux les appliquer?

Guidelines et SOP (Standard of Procedures) – Le KCE trace quelques pistes pour faciliter l’application des guidelines de pratique cliniques.

Le saviez-vous ? Medline, la célèbre base de données de la National Library of Medicine (USA) s’enrichit tous les jours de plus de 2.000 nouvelles publications. Comment les professionnels de la santé se retrouvent-ils dans cette masse d’informations ? Pardi! Grâce aux “guides de pratique clinique” (guidelines). Mais qui ne sont pas toujours, selon le KCE, simples à utiliser.

A la base de cette recherche du KCE, la constatation que les médecins ne suivent pas souvent… les guidelines du KCE.

87% des médecins les utilisent

“Une vaste enquête a été lancée en septembre 2016 auprès des professionnels de santé belges (médecins, infirmiers, sages-femmes et kinésithérapeutes) pour voir s’ils utilisent les guidelines, dans quelle mesure ils les apprécient et comment ils souhaitent les voir améliorés. Les pratiques dans sept autres pays européens ont également été analysées. Des 2.500 réponses valables recueillies lors de cette enquête, il ressort que 87% des médecins, 68% des kinésithérapeutes, 67% des infirmiers et 61% des sages-femmes font un usage régulier des guidelines.”

Ce qui laisse un champ pour ceux qui ne les utilisent pas.

Pour quelle raison ? Selon le KCE, c’est d’abord parce qu’ils sont rébarbatifs car très codifiés. Normal lorsqu’il s’agit de recommander telle classe de médicament ou tel traitement. L’implication sur le patient est immense. “Il faut au contraire analyser l’ensemble des publications parues dans la littérature scientifique internationale, sélectionner celles qui sont au-dessus de tout soupçon et en analyser le contenu selon des procédures codifiées et enfin rédiger des recommandations dans un langage clair, non équivoque et compréhensible par tous les utilisateurs potentiels.

87% des médecins, 68% des kinésithérapeutes, 67% des infirmiers et 61% des sages-femmes font un usage régulier des guidelines.

D’où l’idée d’offrir aux médecins des arbres décisionnels simples sous forme d’application informatique. Le KCE en a lancé une en janvier dernier pour déterminer les examens à prescrire à un patient (ou pas) avant une intervention chirurgicale http://preop.kce.be/. “Le nec plus ultra, ce sont les evidence-linkers, sortes de “pop-ups” qui apparaissent dans le dossier médical informatisé en fonction des caractéristiques du patient pour informer le praticien de l’attitude et/ou des actions spécifiques indiquées dans son cas précis.” Ensuite, il faut les rendre intelligibles pour le patient afin d’augmenter son empowerment.

“Un autre facteur critique pour l’usage des guidelines est la confiance dans l’organisme qui les produit. Les prestataires de soins ont tendance à privilégier les guidelines émanant de leur propre institution ou société scientifique (locale, nationale ou internationale).”

Le KCE souhaiterait donc une participation plus étroite avec par exemple les sociétés scientifiques.

Enfin, on attend beaucoup du cadre cohérent de guidelines belges existants décidé par Maggie De Block. “Actuellement, en effet, les acteurs qui produisent des guidelines sont nombreux et, même si les recommandations émises sont généralement de bonne qualité, l’image d’ensemble est assez incohérente : il est difficile de comprendre qui fait quoi. Le futur plan pourra notamment s’appuyer sur une initiative déjà en place : EBMPracticeNET. Ce net incorpore les recommandations dans les dossiers médicaux électroniques (contextual aids, evidence linkers).”

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Cybersanté: tous à bord dans le canton de Zurich

La numérisation du système de santé progresse, même si cela se fait plus lentement que prévu. Une plate-forme cantonale voit le jour à Zürich pour un échange de données efficace entre les fournisseurs de prestations.

Urs Binder, 


Oberland zurichois, juillet 2026: je souffre de diabète de type 2, d’hypertension et d’un taux de cholestérol élevé. Mon médecin de famille me prescrit des médicaments et me recommande vivement de changer mon mode de vie: perdre du poids, pratiquer plus d’activité physique, me nourrir plus sainement. Ma glycémie et ma tension doivent être surveillées régulièrement, tout comme mes efforts pour rester en forme. Toutefois, je ne passe pas ma vie à effectuer des prises de sang et des visites de contrôle: un capteur implanté dans ma lentille de contact mesure en permanence la glycémie et me prévient d’une menace d’hypoglycémie. Un wearable m’incite à plus me dépenser physiquement. Envoyées automatiquement dans le dossier électronique de patient, toutes les données sont immédiatement à la disposition du médecin.


Encore une vision d’avenir

Telle pourrait être l’histoire d’un patient dans dix ans. Le système de santé est chamboulé par la numérisation. Pour chaque patient qui le souhaite, il existe un dossier électronique du patient (DEP). Le médecin de famille gère les antécédents de façon électronique. A l’aide d’une plate-forme de communication centrale, tous les fournisseurs de prestations peuvent accéder aux données, de l’hôpital à Spitex – dans la mesure où le patient y a consenti. En effet, ce dernier garde la maîtrise des données et détermine qui peut les consulter et les modifier. Bien utilisée, la numérisation se traduit par de réels avantages:

  • échange de données sans rupture de médias entre les fournisseurs de prestations;
  • prévention des erreurs de saisie;
  • processus plus efficaces, tant en interne dans les cabinets et les hôpitaux que de façon transversale sur tous les fournisseurs de prestations;
  • pas de perte de temps en raison de l’acheminement postal;
  • meilleure qualité de soins sur toute la chaîne de traitement – particulièrement important pour les patients atteints de maladies chroniques et polymorbides.

Ce dernier point, avant tout, est d’une importance cruciale: en cas d’erreur de médication dû à un manque de concertation, des interactions dangereuses risquent d’apparaître, comme l’explique Thomas Bähler, Head of Solutions chez Swisscom Health SA: «Les conséquences peuvent être mortelles. Chaque année en Suisse, on recense plus de décès par erreurs de médication qu’en raison d’accidents de la circulation, de la grippe et du VIH additionnés.»

Toutefois, c’est cet aspect qui est presque le plus important: «Avec le DEP, le citoyen, pour la première fois dans l’histoire, a la possibilité d’exercer réellement son droit sur ses propres données médicales.» Telle est la constatation de Dr Samuel Eglin, secrétaire général adjoint de la direction de la santé du canton de Zurich et président de l’organe responsable ZAD (Zurich Affinity Domain). Bien sûr, le patient dispose d’ores et déjà du droit précité du patient. Il est néanmoins laborieux de demander partout les données séparément et de les rassembler pour former un tableau global. De plus, les documents reçus sont généralement sur papier.


Une plate-forme cantonale à Zurich

Zurich a décidé de mettre en place une infrastructure de communication harmonisée pour le système de santé. Il s’agit là du plus grand projet de cybersanté de Suisse à ce stade. Sous la houlette de la direction de la santé, les associations de prestataires se sont regroupées pour former l’organe responsable ZAD. Cela, dans le but d’instaurer une communauté de base cantonale selon la stratégie de cybersanté de la Confédération, voir encadré. «L’impulsion initiale est venue d’un forum de cybersanté organisé en 2011», résume Samuel Eglin. «Par la suite, nous avons mené un dialogue intensif avec les fournisseurs de prestations. Le processus a été long. Mais maintenant, nous disposons d’un organe responsable largement accepté.»


«Le patient ne voudra pas être examiné deux fois parce que le médecin de famille n’est pas disposé à participer à la communication électronique»

Dr Samuel Eglin, secrétaire général adjoint, direction de la santé du canton de Zurich


Tandis que certains cantons débutent par un petit projet pilote, Zurich se lance directement à fond. «Nous n’avons délibérément pas adopté l’approche bottom-up. Nous savons que la technique fonctionne. D’emblée, nous voulions avoir tous les utilisateurs à bord et proposer une solution de mise en réseau sur tout le territoire.»

Pour la mise en œuvre technique, un appel d’offres public selon les règles de l’OMC a été lancé à l’été 2015. A la suite d’une évaluation approfondie, Swisscom Health SA a remporté le marché. La base utilisée est la plate-forme Swisscom Health Connect, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres cantons auprès de plus de 200 hôpitaux et 2000 médecins. Pour assurer une communication sûre, les méthodes de cryptage et d’authentification les plus récentes sont utilisées. Les patients peuvent accéder à leur dossier via le portail Evita.


Une solution autofinancée

«Nous étions à la recherche d’un partenaire capable de proposer des solutions de TIC sûres et de grande envergure. De plus, il devait s’accorder avec notre stratégie et élaborer à nos côtés un modèle commercial», commente S. Eglin. Dans le canton de Zurich, l’exploitation de la plate-forme et du DEP doit en effet fonctionner sans subventions de l’Etat. «C’est unique en Suisse et c’est aussi l’unique solution qui fait sens sur le long terme.»
Pour financer l’exploitation, la ZAD propose aux fournisseurs de prestations des packs dans le cadre d’un abonnement. «Ces packs doivent être d’un prix intéressant et apporter un véritable avantage. Nous ne pouvons forcer personne à participer», précise Samuel Eglin. Différents packs sont prévus pour les médecins, les organisations Spitex, les pharmacies et autres acteurs de la santé. La composition précise des services est encore en cours de développement. Par ailleurs, un projet de lancement démarrera à l’été 2016, avec un petit nombre de prestataires. Le coup d’envoi à l’échelle cantonale devrait être pour 2017. Si tout fonctionne comme prévu, quelque 4000 fournisseurs de prestations utiliseront la nouvelle infrastructure.
L’hôpital universitaire de Zurich endossera un rôle central de soutien du projet et d’accompagnement des autres fournisseurs de prestations. Les hôpitaux revêtent quoi qu’il en soit une grande importance: ils sont de par la loi les premiers à devoir pratiquer une communication électronique et endossent ainsi le rôle de précurseurs.


Nouvelle clinique, toute nouvelle technique

Cardiance Clinic, de Pfäffikon SZ, montre comment les choses pourraient se présenter. Il s’agit de la première clinique cardiologique ambulatoire de Suisse, entièrement numérisée. Elle propose des prestations de diagnostic, de traitement, de rééducation et de prévention. «La technique permet aujourd’hui d’exécuter pratiquement toutes les interventions par cathéter en ambulatoire. Beaucoup de médecins l’ignorent encore», explique Dr Thomas Mattig, directeur du Conseil d’administration. «Pour les patients, il est vraiment agréable de ne pas être transféré dans un grand hôpital et de devoir éventuellement y passer la nuit.
Cardiance Clinic a été dotée d’une structure entièrement repensée. «Nous pouvons ainsi employer les technologies les plus modernes, sans devoir prendre en compte l’infrastructure existante.» Les résultats issus des équipements d’examen alimentent directement le système d’information de la clinique. Au niveau administratif également, un logiciel apporte son aide: les rapports sont si possibles générés automatiquement. «Les gains d’efficacité sont tels qu’à moyen terme, chaque clinique et chaque cabinet médical seraient bien avisés de l’utiliser», recommande T. Mattig. A l’avenir, la clinique souhaite également optimiser par voie numérique la communication avec les patients en dehors des consultations, par exemple pour des conseils sur le mode de vie, dans le cadre de la rééducation.


Les médecins de famille font le blocus

Dans ce domaine, les médecins de famille sont à un tout autre niveau. Une minorité seulement documente aujourd’hui son travail sous forme numérique, soit entre 20 et 40% selon les sources. Le télécopieur, qui a pratiquement disparu dans d’autres branches, est encore omniprésent dans le secteur de la santé. Avec des conséquences désastreuses pour la sécurité des données: selon Thomas Bähler, 1 à 2% des fax n’arrivent pas au bon destinataire. «Extrapolé à plusieurs centaines de milliers de fax, c’est une quantité substantielle de données médicales qui atterrit chaque année au mauvais endroit.»


«De nombreux fax contenant des informations médicales n’arrivent pas au bon destinataire»

Thomas Bähler, Head of Solutions, Swisscom Health AG


Dans le principe, presque personne ne s’oppose à la documentation électronique, à la communication numérique et au DPE, même si quelques médecins trouvent cette transparence accrue un peu inconfortable – faisant apparaître un «médecin de verre». Les discussions en partie enflammées au sein des associations de médecins de famille montrent que les réserves du corps médical sont avant d’ordre financier. Le logiciel de cabinet serait onéreux à acquérir. La saisie des données demanderait du travail et il n’existerait pas de poste de décompte correspondant dans TARMED. «Le passage à la saisie sur ordinateur ralentit considérablement au début», commente un représentant du corps médical. «Dans le système de santé, il n’existe pas de motivation intrinsèque au changement. Tout le monde vit bien, on est submergé de clients et rien n’a besoin d’évoluer», pointe Prof. Andréa Belliger, experte en cybersanté à l’Institut de communication et de leadership et prorectrice de la Haute école pédagogique de Lucerne.


«Dans le système de santé, il n’existe pas de motivation intrinsèque au changement. Tout le monde vit bien, on est submergé de clients»

Prof. Andréa Belliger, responsable IKF Lucerne


 Les experts s’accordent sur un point: le scepticisme des médecins est aussi un problème de génération. De nombreux médecins de famille qui tiennent encore les dossiers sur papier sont à quelques années de la retraite et ne veulent plus rééquiper leur cabinet. Pour les médecins plus jeunes qui font aujourd’hui leurs classes à l’hôpital, la documentation électronique relève en revanche de l’évidence. De même, la plupart des cabinets de groupe travaillent d’emblée avec le dossier médical électronique.

La numérisation va s’imposer

Les solutions de Cloud sur abonnement permettent dès aujourd’hui de répartir durablement les coûts du logiciel de cabinet, sans qu’il soit nécessaire de consentir un investissement élevé en une seule fois. Quoi qu’il en soit, les cabinets médicaux n’échapperont pas à cette numérisation. Faute de cabinet numérisé avec une transmission automatique des documents, le DEP demande en effet beaucoup de travail. Les patients sont toutefois de plus en plus demandeurs de cet accès électronique à leurs données, comme le souligne Samuel Eglin: «Au bout du compte, c’est le patient qui exercera la pression décisive. Il ne voudra pas être examiné deux fois parce que le médecin de famille n’est pas disposé à participer à la communication électronique.»

 

Et Andréa Belliger de compléter: «Les gens souhaitent participer eux-mêmes, communiquer de façon plus ouverte et instaurer la transparence. La cybersanté va bien au-delà de la communication numérique et du DEP. Elle s’inscrit dans le phénomène d’organisation croissante de notre monde en réseaux.» A titre d’exemple, on peut citer, pour A. Belliger, les communautés basées sur le Web, telles que patientslikeme.com, où les patients atteints de certaines pathologies échangent entre eux et «parviennent ainsi éventuellement à un meilleur résultat que s’ils parlaient avec un seul médecin».

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Migros s’attaque au marché médical

Les Genevois pourront se rendre à la Migros de Cornavin pour remplir leur panier de commissions… ou pour se faire soigner. Le géant orange a en effet choisi la gare pour déployer ses activités médicales à Genève. Dans un espace de 760 m2, se regroupent des cabinets médicaux et un centre d’urgences. Avec pour l’instant six généralistes et un chirurgien orthopédique à bord. A terme, ils seront une dizaine.

Ce cabinet de groupe baptisé Medbase représente une première en Suisse romande. Il vient compléter une offre de 35 centres établis en Suisse alémanique. Pourquoi la chaîne de supermarchés investit-elle dans la santé? «Migros a décidé d’élargir son champ d’action en conformité avec ses statuts, explique le Dr Marc Cikes, patron de Medbase Romandie. Dès le départ, le fondateur Gottlieb Duttweiler voulait faire autre chose que de la vente au détail. Il entendait se mettre au service du bien-être de la population» (lire ci-contre). Et de rappeler que le géant orange investit également dans l’enseignement et la culture, via ses écoles-club et le Pour-cent culturel.

Bénéfices réinvestis

Business juteux, la santé ne représente-t-elle pas un moyen de gagner de l’argent? «Migros est une coopérative, rétorque Marc Cikes. Tous les bénéfices sont réinvestis, nous n’avons pas d’actionnaires à servir. Du reste, l’exploitation d’un cabinet médical ne représente pas un domaine extrêmement lucratif.»

Quelle clientèle vise-t-on dans une zone de transit où naviguent des populations de toutes sortes? «Nous ciblons les habitants du quartier et les nomades urbains qui passent par Cornavin et apprécieront d’accéder à une offre de santé», répond Marc Cikes. Selon lui, cette nouvelle offre – qui s’ajoute à une palette médicale fort riche à Genève – ne contribuera pas à la hausse des coûts de la santé. Migros a regroupé des médecins qui exerçaient déjà ailleurs, auxquels s’ajoutent deux docteurs venus des Hôpitaux universitaires. «On les a convaincus de nous rejoindre car notre groupe n’est pas mû par l’appât du gain. Nous nous centrons sur les besoins réels des patients. De plus, nous offrons une grande flexibilité dans les horaires, les médecins peuvent travailler à temps partiel sans s’acquitter de charges pleines.»

«Pas de soins M-Budget»

Medbase ambitionne même d’infléchir l’augmentation des coûts. Comment? En établissant des coopérations avec d’autres acteurs de la santé. «Nous voulons travailler sur la qualité, coordonner le suivi des patients, éviter des soins inutiles et des gestes superflus, en nouant des accords avec les hôpitaux, des cabinets de radiologie, des laboratoires et aussi le réseau Delta.»

Interrogé, le représentant des médecins n’est pas hostile à la venue de ce nouvel acteur. «Je n’y vois pas d’inconvénient, a priori c’est un acteur comme un autre», réagit le Dr Michel Matter. Le président de l’Association des médecins de Genève soulève toutefois des questions. «Migros va-t-il vouloir grandir et s’imposer dans le secteur de la santé? Verra-t-on nos données médicales enregistrées sur nos cartes cumulus? A terme, aurons-nous une assurance-maladie, une pharmacie Migros? Attention à la protection des données!» Le médecin met également en garde contre «une médecine M-Budget. Nous devons être attentifs à la qualité et à la formation des médecins. Ce n’est pas parce que l’on est dans une gare qu’il faut se diriger vers une médecine light ou rationnée.»

Situé en face du magasin, le groupe médical accueillera des patients avec ou sans rendez-vous, du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h et jusqu’à 21 h dès le mois de mai. Une ouverture les samedis et dimanche est également envisagée. A noter que Migros prévoit d’ouvrir d’autres centres en Romandie: à l’automne 2018 en gare de Lausanne puis fin 2019 dans la gare CEVA de Lancy-Pont-Rouge.

(Tribune de Genève)

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March 5, 2017 / Posted by / Migros s’attaque au marché médical