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Santé : des allocations amputées au Canada

Des gens atteints de sclérose en plaques, qui profitaient d’aide à domicile, subiront les contrecoups des compressions en santé. Ils verront leurs allocations forfaitaires réduites de plus de la moitié en janvier.

« J’accepte que maintenant je sois rendue ici, que j’aie besoin d’aide pour pouvoir fonctionner. Quelqu’un vient faire mon lavage, mon ménage, etc. Je garde mon énergie. Pour moi, prendre ma douche, c’est comme courir un marathon », explique Marie-Claude Sauvageau, une femme de 41 ans de Rivière-au-Renard, en Gaspésie.

Elle avait droit à un montant de 270 $ par mois pour des tâches ménagères puisqu’elle n’a pas les moyens de se payer cette aide.

Elle pouvait profiter d’une entreprise multiservice pour toutes sortes de tâches, comme le ménage et les repas. Le Centre de santé et des services sociaux Côte-de-Gaspé payait pour ces soins à domicile, mais en janvier le Centre coupera de plus de la moitié l’aide accordée.

Au CSSS Côté de Gaspé, on nous indique que les règles n’ont pas changé, mais qu’elles seront appliquées avec plus de rigueur.

Après des compressions déjà douloureuses cette année, Québec a demandé aux directions régionales de santé publique de se départir de près d’un employé sur trois pour le 1er avril prochain. C’est tout le volet prévention qui est en péril pour sauver une partie des allocations sociales.

Les économies recherchées sont sans précédent en santé publique (allocations sociales), à la hauteur de 30 % des budgets actuels, ce qui entraînerait les nombreuses suppressions de postes a appris Le Devoir.

Des impacts sur la santé de la population, surtout les personnes les plus vulnérables, ainsi que des retombées financières négatives à moyen terme sont à prévoir, avertit le président de l’Association des médecins en santé communautaire. « C’est une décision qui va à l’encontre des intérêts de la population et du réseau de la santé. La prévention est un investissement qui rapporte. Les économies seront à la marge et à court terme », déplore le Dr Yv Bonnier-Viger.

Vaccination, surveillance des maladies et intoxications à déclaration obligatoire, surveillance des maladies infectieuses, dépistage, certaines missions de la santé publique sont à toutes fins utiles intouchables. On peut difficilement imaginer cesser de vacciner les enfants, de répertorier les cas de C. difficile ou de se préparer à la survenue d’un cas d’Ebola au Québec.

C’est donc la prévention et la promotion de la santé qui risquent le plus. Pour l’instant, les agences de la santé et des services sociaux ne sont pas en mesure de détailler quels programmes seront touchés.

December 15, 2015 / Posted by / Santé : des allocations amputées au Canada